Tous les ans depuis son établissement en 1993 par les Nations Unies, le 17 octobre est la journée internationale d’élimination de la pauvreté. Le but de cette journée est de sensibiliser le grand public aux questions relatives à la pauvreté et à la grande pauvreté au niveau mondial. Cette année, alors que la Convention internationale des droits de l’enfant célèbre ses 30 ans, les Nations Unies ont décidé de placer cette journée sous le thème : « Agir ensemble pour donner aux enfants, à leurs familles et à la société les moyens de mettre fin à la pauvreté »

Chaque année, ATD (Agir Tous pour la Dignité) Quart Monde Philippines est à l’initiative d’une cérémonie officielle rassemblant représentants du gouvernement, des Nations Unies, des organisations non-gouvernementales et des individus vivant dans la pauvreté pour déposer une gerbe sur la pierre commémorative du Parc Rizal à Manille.

Pour cette occasion particulière, Jeanneth Odon, mère bénéficiaire de Virlanie a été invitée à témoigner de son expérience de la pauvreté et de la façon dont elle a pu en sortir.

L’histoire de Jeanneth, son combat pour surmonter la pauvreté

En 2016, Jeanneth, mère de 40 ans, a intégré le programme de formation professionnelle du Pilier Communautés. A l’époque, elle et sa famille vivaient dans le plus grand dénuement : ne pouvant réunir assez d’argent pour manger à leur faim, elle raconte qu’ils buvaient beaucoup d’eau pour se remplir l’estomac. Etant sans emploi, elle dépendait des revenus intermittents de son mari qui n’avait pas de travail stable mais enchaînait des petits boulots pour nourrir leurs trois enfants.

Le Pilier Communautés organise des formations professionnelles et des projets générateurs de revenus dans trois communautés urbaines pauvres de la métropole de Manille. A travers le Programme communautaire de Bagong Silangan, Jeanneth a pu suivre une formation en boulangerie/pâtisserie.

« Grâce à l’opportunité qui m’a été donnée par Virlanie, je prépare aujourd’hui mes propres gâteaux et gagne de l’argent en les vendant. J’ai aussi appris à budgéter mes dépenses quotidiennes, ce qui m’a permis d’épargner cet argent », a expliqué Jeanneth.

Une fois sa formation terminée, Jeanneth maitrisait parfaitement les techniques de boulangerie pâtisserie qui lui ont été enseignées. Elle a pu bénéficié d’un micro-crédit du programme communautaire de Bagong Silangan afin d’acheter son propre four et de réaliser ses pâtisseries chez elle. Une fois lancée, son affaire a été florissante et ses clients sont de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, elle gagne plus de 2 000 Pesos (40 Euros) par jour en vendant gâteaux et petits pains.