Mon stage à l’international malgré la crise sanitaire

Récit d’une expérience contemporaine inédite.

Je m’appelle Alexis Béatrix, j’ai 23 ans et je réalise un stage de 8 semaines au sein du département communication de Virlanie. Ce stage intervient dans le cadre de ma formation en IUT Information-Communication, où j’ai l’opportunité de réaliser une expérience professionnalisante dans l’organisation de mon choix. Malgré la situation sanitaire variable et imprévisible j’ai décidé de rejoindre la Fondation Virlanie pour apporter un soutien en communication, dans un contexte difficile où les inégalités ne cessent de s’accentuer et les activités de l’organisation sont ralenties.

 

De Besançon à Manille, en passant par Hô-Chi-Minh-Ville

Je suis étudiant en 2ème année d’information et communication à l’IUT de Besançon-Vesoul, spécialisé dans la communication des organisations. Ce stage de fin d’étude représente une double opportunité, celle de mettre en pratique mes connaissances et compétences acquises lors de mes années de formation afin de les mettre à profit dans le milieu associatif et humanitaire que j’affectionne grandement.

S’ajoute à cela que le domaine des ONG n’est pas totalement étranger pour moi, puisqu’en 2019 j’ai réalisé une mission de Service civique international au Vietnam auprès de deux entreprises sociales La Boulangerie Française et Open M. Ces deux expériences antérieures m’ont apporté une approche pragmatique nécessaire à une compréhension rapide du fonctionnement de Virlanie, de ses valeurs, de ses objectifs mais aussi de son modèle économique.

 

Comment j’ai découvert Virlanie

Un réseau de bonne qualité

Lors de ce précédent voyage j’ai eu l’opportunité de rencontrer Marine Dupond, ancienne volontaire de Virlanie en 2019. Sensible aux actions menées par la Fondation et amoureuse inconditionnelle des Philippines, elle m’a fait découvrir les activités et les enjeux de la Fondation.

Grâce au réseau professionnel que j’ai pu tisser au sein de la phase de préparation au Service civique, j’ai gardé contact avec Mary Antonette Flores, Responsable du programme entreprenariat social, à qui j’ai soumis ma candidature de stage.

Néanmoins, Mme Flores travaillant aujourd’hui à Childs Right Network elle m’a permis d’entrer en contact avec Camille Nunez ma future maître de stage. Après plusieurs échanges par email puis un entretien en visioconférence, mon stage pouvait enfin commencer.

Premiers pas dans la Fondation Virlanie

Lors de mes premiers jours de stage j’ai dû me documenter énormément sur la structure qui m’accueillait. Car même si je connaissais la philosophie et le champ d’action de Virlanie, j’étais loin d’imaginer la diversité des programmes et des activités menés au quotidien.

En effet, être en télétravail ne favorise pas forcément l’intégration et l’appropriation de la culture d’entreprise. Forte heureusement, Camille et toute l’équipe m’ont accueilli chaleureusement et ont pris le temps de m’expliquer le fonctionnement, le rôle et la relation entre les différents services.

Enfin, j’ai fait la rencontre de Delphine Morvant, responsable des parrainages de l’antenne Virlanie France, qui a été un véritable soutien et support dans la compréhension des enjeux de communication, m’apportant un recul et un esprit critique sur les stratégies a adoptés en France. Grâce à son expérience forgé sur le terrain à Manille, Delphine comprend mieux que quiconque la complexité de travailler à distance pour un organisme international. Je la remercie car elle m’a guidé dans la réalisation de mes missions de communication.

Son partage d’expérience ainsi que ses conseils ont su me guider pour produire de meilleurs rendus et aiguiller ma décision concernant mon parcours professionnel.

 

Le quotidien d’un “télétravailleur”

Même si travailler pour une organisation à l’étranger s’avère difficile à appréhender, les moyens technologiques développés ces dernières années ont facilité ce processus.

En effet, les moyens d’échanges et de communication via des outils tel que Google drive pour le partage de fichiers, les plateformes de réunions virtuelles tels que Teams ou Zoom et les applications de messageries instantanées tel que Messenger ou Viber pour communiquer de manière express.

 Ce stage réalisé à distance m’a permis de gagner en autonomie, en prise d’initiative et en créativité. C’est une réelle chance de pouvoir travailler avec des personnes compétentes, et d’avoir des missions qui ont du sens pour soi comme pour les autres.

Malgré les moments de solitude que l’on peut ressentir et les interférences liées au décalage horaire qui limitent les interactions et les heures de travails en commun, cette expérience me permet de m’épanouir et de développer mes compétences en communication dans un cadre permissif

 Mon seul regret est de ne pas avoir pu rencontrer les enfants de Virlanie qui sont au cœur des programmes de la Fondation, mais j’espère sincèrement pouvoir m’y rendre dans un futur proche.

 

 

 

Un avenir incertain mais un bilan plus que positif

Mon travail au sein de Virlanie prendra fin dans une semaine alors que j’ai l’impression d’avoir débuté il y a moins d’une semaine.

 Le temps passe vite et je ressens déjà une légère sensation de tristesse, comme une sensation de départ. Certes je n’ai peut-être pas été aux Philippines physiquement. Mais alors que cette intense immersion de 8 semaines touche à sa fin, je suis convaincu que je me souviendrai longtemps des personnes extraordinaires avec qui j’ai pu travailler. Cette expérience professionnelle enrichissante qui conforte mon souhait de poursuivre dans le domaine du social et plus particulièrement celui des ONG.

L’avenir est encore incertain pour l’année à venir mais je suis fier d’avoir conclu ce DUT en réalisant ce que j’aime. C’est-à-dire aider les personnes dans le besoin en accordant du temps et en leur accordant plus de visibilité.

 

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