NOS BÉNÉFICIAIRES

La Fondation Virlanie vient en aide aux enfants (0 à 14 ans) et jeunes (15 à 25 ans) à risque et leurs familles

Les enfants en situation de rue sont définis comme suit : 

  • Enfants qui dépendent de la rue pour vivre et/ou travailler, qu’ils soient seuls, avec des pairs ou avec leur famille  
  • Un plus large groupe d’enfants qui passent un temps important dans les espaces publics, et pour qui la rue joue un rôle vital dans leur identité et dans leur quotidien. Ce groupe inclue les enfants qui travaillent et vivent dans la rue périodiquement ainsi que ceux qui ne vivent ni ne travaillent dans la rue mais qui y accompagnent régulièrement leurs pairs, frères et sœurs et/ou famille. 

Près de 4,5 millions de personnes vivent sans domicile ou dans les bidonvilles aux Philippines (Bureau national des statistiques, 2015). Trois millions d’entre elles vivent dans la métropole de Manille. Elles viennent de différentes provinces d’où elles ont émigré en quête d’opportunités dans la capitale. D’autres ont été expropriées de leurs terres et forcées de quitter leurs maisons à cause de projets industriels (expansion de la construction d’autoroutes et d’industries dans les espaces ruraux). 

Même si les Philippines ont connu une rapide croissance économique au cours des dernières années, une importante partie de la population continue de souffrir de la pauvreté (1/5 Philippin vit sous le seuil de pauvreté) et d’inégalités persistantes. Celles-ci affectent tout particulièrement les enfants : 31,4% des enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté (Banque Mondiale, 2016) et on estime à 246 000 le nombre d’enfants en situation de rue dans le pays. A Manille seulement, on estime à 30 000 le nombre d’enfants en situation de rue, et ces chiffres ne cessent de croître. (Protéger les enfants philippins des abus, de l’exploitation et de la violence: un programme complet de protection de l’enfance, 2012-2016; Construire un environnement protecteur et bienfaisant pour les enfants, Comité spécial pour la protection des enfants, Département de la justice, 2012). 

Que ces enfants viennent de familles nombreuses ou qu’ils soient orphelins, le fait qu’ils vivent en situation de rue font d’eux le groupe le plus défavorisé de leur tranche d’âge.  

Ils ne sont pas ou peu scolarisés et ont beaucoup plus de chance que les autres de se retrouver dans des situations à risque (activités criminelles, trafic, drogues, etc.) Les communautés les plus pauvres sont affectées par de nombreux problèmes tels que le travail des enfants, un très faible niveau d’éducation, de nombreux cas de négligence, de maltraitance, d’exploitation et de trafic d’enfants. Parce que ces enfants sont vulnérables à toutes ces formes de violences, ils sont considérés « à risque » et ont besoin d’une protection particulière. 

Alors que l’Etat et les institutions publiques peinent à répondre de façon appropriée à la situation des enfants, des jeunes adultes et des familles en situation de rue, les organisations non gouvernementales (ONG) s’efforcent de leur fournir des services adaptés de qualité. 

Pour améliorer durablement la vie des enfants en situations de rue, les services rendus ne peuvent pas être superficiels ni lacunaires, ils doivent au contraire être holistiques : viser non seulement les enfants mais également leurs familles, inclure des services de santé, d’éducation, de développement et des projets générateurs de revenus. La combinaison et la simultanéité de ces différents types de services est le seul moyen de permettre à ces personnes de dépasser leur situation pour devenir des citoyens indépendants, productifs, responsables : inclus dans la société. 

 

LEURS HISTOIRES

Rosebeth Taguinod

Diplômée de la formation de couture du Centre d’accueil de jour iLead pour l’éducation et la formation

« Le soutien que j’ai reçu de Virlanie a été décisif pour moi et pour ma famille. Je suis heureuse d’avoir appris à coudre car cela me permet de gagner de l’argent par moi-même. Cela me permet aussi d’en économiser car je peux coudre des sacs et des vêtements pour mes enfants au lieu d’en acheter des neufs. Je me suis même découvert une passion pour la création ! »

Rosebeth, mère de quatre enfants, est l’une des 64 mères ayant suivi les formations qualifiantes du Centre d’accueil de jour ILead pour l’éducation et la formation (iLead ODC-ET) cette année. Quand elle a commencé la formation, elle manquait de confiance en ses propres capacités. Au fil des semaines, elle a vite intégré les compétences techniques nécessaires pour réaliser les pièces cousues de la collection Likhaya et, se perfectionnant, a pris beaucoup de plaisir à la tâche. Elle s’est mise à appliquer ces acquis en dehors du Centre, en cousant des sacs et des pochettes pour ses enfants et ami.e.s.

En participant à la production des sacs Likhaya et en vendant ses propres créations dans son entourage, elle a pu obtenir des revenus réguliers. Grâce aux formations sur la gestion de budget et sur le micro-entreprenariat qu’elle a suivi au Centre, elle a également appris à épargner efficacement ses revenus. Ayant gagné en autonomie financière, c’est avec enthousiasme qu’elle envisage désormais de se lancer à son propre compte.

KURT

Bénéficiaire du Centre d’Accueil de Jour à Bacolod

« Comme j’ai été abandonné, je cherchais depuis longtemps une mère de substitution. Ici au Centre, j’ai plein de mères aimantes. Grâce à Virlanie, j’ai trouvé un travail dans une entreprise d’artisanat. Je suis vraiment reconnaissant pour cette opportunité. »

Kurt est un jeune homme de 24 ans qui a grandi à Bacolod, élevé par une mère célibataire. Alors qu’il terminait le cycle d’éducation secondaire (lycée), sa mère a quitté le foyer et n’est jamais revenue. Laissé sans ressources, il a dû se débrouiller seul. Sans domicile, il dormait dans la rue et vivait de 80 pesos (1,50 euros) par jour en aidant les voitures à se garer et en mendiant. Cette situation l’a conduit à avoir des activités criminelles et à consommer de la drogue.

L’année dernière, il a été accueilli au Centre d’Accueil de Jour de Virlanie à Bacolod où il a reçu des soins médicaux et psychologiques ainsi qu’un accompagnement social et éducatif. Admis dans le Programme d’accompagnement à la vie adulte du Centre, il a été embauché dans une pâtisserie où il a pu gagner en compétences professionnelles. Il a ensuite été embauché au sein d’une entreprise locale partenaire de Virlanie : Tumandok Craft Industries, une entreprise sociale d’artisanat traditionnel basée à Bago City. Désormais, il gagne un salaire en fabriquant des objets et des meubles en bois naturel et local. Grâce au soutien du Centre d’Accueil de Jour, et en quelques mois seulement, Kurt a quitté la rue, trouvé un logement et posé les bases de sa nouvelle vie.

CYRUS

Bénéficiaire de la Maison Masaya

« Quand j’étais à Boy’s Town, je n’étais pas heureux car je me faisais systématiquement harceler par les autres enfants. Ici à Virlanie, on prend bien soin de moi et je me sens en sécurité. Avant, je ne savais pas lire, mais maintenant j’apprends ! »

Cyrus est un garçon de 10 ans, il habite la Maison Masaya. Joyeux, amical et généreux, il est très apprécié des autres enfants avec qui il partage volontiers ses jouets et son goûter. Il est également très affectueux et respectueux envers ses parents de maison et autres employés de Virlanie.

Ce n’était pas le cas il y a quelques années lorsque sa mère, trop pauvre et malade pour s’occuper de ses enfants, a renoncé à sa garde légale et l’a confié, lui et ses petites soeurs, à un centre d’accueil temporaire : Boy’s Town. Ce centre qui accueille les enfants abandonnés et les délinquants juvéniles manque cruellement de moyens et, étant surpeuplé, souffre de nombreux problèmes (violences, abus, harcèlement, manque de suivi).

En début d’année, Cyrus et ses deux soeurs ont été accueillis au sein du Pilier Résidentiel de Virlanie. Depuis qu’il vit à la maison Masaya, il s’est épanoui et suit des cours d’éducation alternative à l’école primaire La Paz. Grâce au Pilier Résidentiel, lui et ses soeurs ont reçu des soins médicaux et psychologiques et bénéficient d’un suivi social et éducatif approfondi.

LOUISE

Bénéficiaire de la Maison des bébés et tout-petits

« Alors qu’elle n’était encore qu’un bébé, Louise a été amputée d’un bras en raison d’un accident. Quand elle a été accueillie à Virlanie elle était introvertie et chétive, faible car sous-nourrie et incapable de marcher à l’âge de 1 an. L’équipe des travailleurs sociaux et l’équipe du Programme de santé ont établi pour elle un plan nutritionnel sur mesure. Au fil des mois, son état général s’est amélioré. Aujourd’hui, elle marche sans difficulté. »

Louise est une fillette 2 de ans, résidente de la Maison des bébés et tout-petits. Lors des après-midis récréatives, les visiteurs ne manquent pas de la remarquer, pour son rire communicatif… et pour son bras manquant. En raison d’un grave accident qui l’a touchée alors qu’elle n’était qu’un nourrisson, elle a été amputée. À la suite de cette amputation, sa mère étant introuvable, les docteurs de l’hôpital l’ont confiée aux soins de Virlanie.

Quand elle a intégré la Maison des bébés et tout-petits, Louise était introvertie et chétive, faible car sous-nourrie et incapable de marcher à l’âge de 1 an. En coopération avec l’équipe du Programme de santé, les travailleuses sociales de la Maison des bébés et tout-petits ont établi un plan nutritionnel sur mesure pour la petite. On lui a donné du lait fortifié et des suppléments alimentaires visant à combler ses carences. En quelques mois, la petite a pris du poids et de la force. Plus tard, lorsque son bras a été complétement cicatrisé, elle a appris à se servir de son moignon pour jouer et effectuer toutes sortes d’activités. Grâce au Pilier Santé de Virlanie, Louise a grandi, s’est développée et épanouie. Elle est aujourd’hui une fillette en pleine santé, grande amatrice de jeux de constructions.

JULIETTE

Bénéficiaire de la Maison Elizabeth

«  Je veux défendre les droits des gens, et notamment des personnes victimes d’abus à cause de leur condition de femme, de pauvreté ou d’enfant des rues. Les victimes se voient souvent réduites au silence parce que les gens ne les croient pas. »

À première vue, Juliette, 19 ans, ressemble à n’importe quelle adolescente de son âge. Pourtant, son enfance n’a rien d’ordinaire. Dès son plus jeune âge, elle parcourait les rues de Manille du lever du jour jusqu’à la tombée de la nuit. Élevée par une mère célibataire et sans emploi, Juliette n’avait d’autre choix que de travailler pour pouvoir se nourrir.

« Je montais dans les jeepneys et nettoyais les chaussures des passagers dans l’espoir qu’ils me donnent de l’argent ». Elle baisse la voix, parler de son passé n’est pas chose facile. « Vous savez, ma mère était violente envers moi » , dit-elle dans un murmure. Dans les rues, elle a dû faire face aux maladies, à l’exploitation et à d’autres abus. Dans cette réalité, aller à l’école est devenu facultatif et finir ses études, un rêve irréalisable.

En 2007, sa mère est décédée des suites d’une maladie du coeur. A partir de ce moment-là, Juliette, alors âgée de 7 ans, et son petit frère ont été pris en charge par Virlanie.

Juliette explique : « L’Unité mobile venait souvent dans le quartier où nous vivions et ma mère souhaitait que je rejoigne les programmes de Virlanie. Avant de mourir, elle l’avait fait inscrire dans son testament » . C’est Marie, Coordinatrice de l’Unité mobile, qui a su convaincre Juliette d’entrer à Virlanie afin de poursuivre sa scolarité. Juliette a vite compris l’importance de l’éducation, sachant qu’il s’agissait de sa seule chance d’améliorer sa qualité de vie, ainsi que celle de son frère.

Lors de son admission à Virlanie, Juliette a suivi une formation préparatoire de mise à niveau, afin de se réadapter à un environnement éducatif structuré. Elle n’avait jamais eu de documents officiels attestant de son niveau scolaire puisqu’elle changeait constamment d’école ou devait arrêter parce que sa mère ne pouvait pas payer les frais de scolarité. L’écart entre l’âge de Juliette et son niveau scolaire s’est creusé avec les années. A l’école, elle a toujours été la plus âgée de sa classe, mais cela n’a jamais altéré sa volonté de finir ses études.

Les expériences que Juliette a vécues dans la rue l’ont inspirée à devenir avocate. Juliet travaille assidument pour atteindre ce rêve. Grâce à sa détermination, elle est devenue une élève brillante dans toutes les matières. Aujourd’hui âgée de 19 ans, Juliette termine son année de 2nde avec les félicitations de ses professeurs. Après le lycée, elle souhaite s’inscrire à l’Université pour passer une licence de Philosophie. 

 

RONA

Ex-bénéficiaire du Programme d’accompagnement à la vie adulte

« Virlanie a été la famille que j’espérais, celle qui m’a soutenue et donné la force et la persévérance nécessaires pour traverser les épreuves, trouver ma voie, et réaliser mes rêves pour l’avenir. »

Alors qu’elle n’avait que treize ans, Rona a fui sa famille et son foyer parce qu’elle était sexuellement abusée par son père. Elle s’est retrouvée à la rue et a tenté d’y survivre en gagnant quelques pesos par jour en aidant les chauffeurs de jeepneys (bus local) ou en vendant des objets de pacotille dans la rue. Au bout de quelques mois, elle a été placée dans un centre municipal pour les personnes vivant dans la rue (Reception and Action Center) – c’est là-bas qu’elle a rencontré des salariés de Virlanie pour la première fois. Grâce à eux, elle a été admise au sein du Pilier Résidentiel.

Grâce au Programme d’accompagnement à la vie adulte (ILP) qu’elle a rejoint dès son admission à Virlanie, elle a suivi diverses formations professionnelles et pratiques. Elle a ensuite quitté la Maison Elizabeth et commencé à vivre en indépendance supervisée. Habitant dans un foyer de jeunes filles, elle a terminé le lycée tout en travaillant à temps partiel dans un restaurant. Après quoi elle a choisi de poursuivre ses études à l’Université où elle a suivi une Licence de Gestion et de Management en entreprise en quatre ans, tout en continuant de travailler en parallèle. L’année dernière, diplômée, elle a décroché un emploi à France Volontaires, une organisation française qui soutient les volontaires français à l’étranger. Elle y accomplit des tâches administratives importantes comme le traitement et le renouvellement des visas des volontaires. En parallèle, elle a continué de donner de son temps pour les jeunes de l’ILP.

En 2018, après 7 ans d’indépendance supervisée, elle a été légalement déchargée de Virlanie.

Elle travaille toujours à France Volontaires où la qualité de son travail est remarquée et où elle est très appréciée par ses collègues. Travailler dans un environnement international a cultivé chez elle l’envie de partir, elle aussi, à l’étranger. Elle postule actuellement pour des postes de gestion d’entreprise en Europe.

LIZA

Bénéficiaire de la Maison Elizabeth et défenseuse des droits des enfants

« Ici à Manille, nous prévoyons de répliquer des ateliers d’information sur les mariages forcés dans les communautés pour que celles-ci soient sensibilisées. »

 Liza n’était qu’une fillette lorsque, abandonnée par ses parents, elle s’est retrouvée seule et sans ressources. Elle a passé près de 7 ans de sa vie dans la rue avant d’être prise en charge par Virlanie au sein du Pilier Résidentiel.  

11 ans plus tard, Liza, 18 ans, a été élue Présidente des Rising Youth, l’association des jeunes adultes de Virlanie. Sa franchise, ses qualités oratoires, sa lucidité et sa soif d’apprendre font d’elle une adolescente remarquable et remarquée par ses pairs. C’est tout naturellement qu’elle a été sélectionnée pour représenter Virlanie lors d’une campagne nationale visant à sensibiliser les jeunes au combat légal et au plaidoyer contre les mariages précoces et forcés. 

Intitulé « Trop jeune, trop tôt », ce séminaire de plaidoyer était organisé par le Comité Législatif philippin sur la population et le développement [Philippine Legislators’ Committee on Population and Development (PLCPD)], dans le cadre de leur projet d’engagement contre les violences faites aux femmes et aux filles. 

« Dans la région de Manille nous prévoyons déjà de répliquer les formations et ateliers auxquels on a participé, mais cette fois-ci dans les communautés pour que celles-ci soient sensibilisées. Nous voulons diffuser des informations sur les mariages précoces et forcés aux Philippines parce que même si c’est une réalité, ici dans les communautés, on ne parle pas de cette question. Ils ne savent rien à ce sujet. Certaines personnes pensent que les mariages arrangés n’existent que dans les livres. Avant, je pensais moi aussi, que le mariage arrangé était réservé aux personnes riches. »

CARLO

Enfant parrainé, aujourd’hui diplômé d’Ingénierie mécanique

« Le parrainage a été une aide précieuse, car il m’a donné une allocation pour financer ma scolarité de la primaire jusqu’à l’université, pour la vie de tous les jours et pour mes projets. La vie à Estero était vraiment dure, cette aide financière était ma seule chance de poursuivre mes études. Si Virlanie n’avait pas été là, je n’aurais sans doute pas pu obtenir ce diplôme. »

Carlo, 22 ans, a vécu la plus grande partie de sa vie dans un bidonville le long du canal Estero de Magdalena à Tondo, Manille. Sa mère est décédée alors qu’il n’avait que 6 ans. Il grandit avec un unique rêve en tête : échapper à la pauvreté dans laquelle lui et sa famille vivent à Estero.

Estero de Magdalena est l’un des quartiers les plus pauvres et pollués de Manille. Le canal encombré abrite de nombreuses familles vivant dans l’extrême pauvreté. La plupart des habitants vivent dans des maisons de fortune en bois contreplaqué dont les toits sont recouverts de câbles électriques, ce qui constitue un risque d’incendie important. Il témoigne : « La vie dans ce quartier est chaotique et instable. Tout est plus difficile, comme l’accès à l’eau et à l’électricité. C’est un environnement totalement inapproprié pour un enfant ».

Carlo a eu la chance d’être parrainé du CM1 jusqu’à ses études à l’Université Polytechnique Philippine (PUP) de Manille.

En août dernier, Carlo était l’un des 3 092 sur 5 084 étudiants a réussir les examens du Bureau d’Ingénierie mécanique, faisant de lui un ingénieur à part entière. La cérémonie de remise des diplômes s’est déroulée le 25 septembre 2018 au Centre international des congrès des Philippines (PICC). Grâce au Programme de parrainage, Carlo a été doté non seulement des ressources, mais aussi de la confiance nécessaire pour transformer ses rêves en réalité.

Send us a message and we’ll reply within 24 hours.

Virlanie Foundation

Virlanie Foundation is a private, non-profit organization reaching out to street children in the Philippines. Virlanie cares for children in need of special protection—those who are abandoned, abused, exploited, neglected, orphaned, and among the poorest of the poor.

 

Phone

8-896-2289

6 + 4 =